Calcul des frais kilométriques 2026 (et la note de frais qui va avec)
Dernière mise à jour : Juillet 2026 • Barème officiel 2026 pour les revenus 2025
Saisissez vos trajets, l’outil applique la bonne tranche du barème et affiche la formule utilisée. Si le montant vous convient, il part directement dans votre note de frais.
En résumé : le barème kilométrique 2026 est identique à celui de 2025 et de 2024. Il n’a pas bougé depuis l’arrêté du 27 mars 2023 (+ 5,4 % cette année-là), malgré l’inflation. Pour 4 000 km parcourus en 2025 avec une 5 CV, vous déclarez 2 544 € (4 000 × 0,636). Les voitures 100 % électriques ajoutent 20 %.
Calculez vos indemnités kilométriques 2026
| Date | Trajet | Motif | Km | Supprimer |
|---|
Vos trajets sont recopiés dans le générateur. Aperçu gratuit, sans inscription • PDF à 4,90 € si vous le téléchargez
Le barème kilométrique 2026 en entier
Trois barèmes coexistent, selon ce que vous conduisez. Chacun découpe l’année en trois tranches de kilomètres. Le d des formules, c’est votre total annuel de kilomètres professionnels — pas le kilométrage d’un trajet isolé.
| Puissance | Jusqu’à 5 000 km | De 5 001 à 20 000 km | Au-delà de 20 000 km |
|---|---|---|---|
| 3 CV et moins | d × 0,529 | (d × 0,316) + 1 065 | d × 0,370 |
| 4 CV | d × 0,606 | (d × 0,340) + 1 330 | d × 0,407 |
| 5 CV | d × 0,636 | (d × 0,357) + 1 395 | d × 0,427 |
| 6 CV | d × 0,665 | (d × 0,374) + 1 457 | d × 0,447 |
| 7 CV et plus | d × 0,697 | (d × 0,394) + 1 515 | d × 0,470 |
| Puissance | Jusqu’à 3 000 km | De 3 001 à 6 000 km | Au-delà de 6 000 km |
|---|---|---|---|
| 1 ou 2 CV | d × 0,395 | (d × 0,099) + 891 | d × 0,248 |
| 3, 4 ou 5 CV | d × 0,468 | (d × 0,082) + 1 158 | d × 0,275 |
| Plus de 5 CV | d × 0,606 | (d × 0,079) + 1 583 | d × 0,343 |
| Véhicule | Jusqu’à 3 000 km | De 3 001 à 6 000 km | Au-delà de 6 000 km |
|---|---|---|---|
| Cyclomoteur | d × 0,315 | (d × 0,079) + 711 | d × 0,198 |
Le barème s’arrête à 7 CV. Si vous roulez en 12 CV, vous calculez quand même au tarif 7 CV : c’est le plafond, et il n’y a pas de dérogation.
Le vrai piège du barème (ce n’est pas l’effet de seuil)
On lit partout qu’il faut « faire attention aux seuils de 5 000 et 20 000 km ». C’est à côté. Les tranches sont construites pour être quasi continues : en 5 CV, 5 000 km donnent 3 180,00 € et 5 001 km donnent 3 180,36 €. Franchir le seuil ne vous coûte rien. Au passage des 20 000 km, vous gagnez même 5,43 €.
Le piège est ailleurs, et il est bien plus cher. Beaucoup de gens gardent le tarif de la première tranche et le multiplient par tout leur kilométrage :
Juste : (6 000 × 0,357) + 1 395 = 3 537,00 €
Écart : 279,00 € déclarés en trop
Dès que vous dépassez la première tranche, le coefficient chute (0,636 → 0,357 en 5 CV) et un forfait fixe prend le relais. Plus vous roulez, plus l’écart grandit : à 13 500 km, le calcul naïf surestime de plus de 2 300 €. C’est le genre d’erreur qu’un contrôle repère en trente secondes, parce que le montant ne tombe sur aucune formule officielle.
Le calculateur ci-dessus additionne vos trajets, choisit la tranche correspondante et vous affiche la formule. C’est aussi pour ça qu’il vous fait saisir plusieurs trajets plutôt qu’un total : le seuil se juge sur l’année entière, pas sur un déplacement.
Majoration de 20 % : électrique oui, hybride rechargeable non
Les voitures 100 % électriques bénéficient d’une majoration de 20 % du montant calculé. Concrètement, une Zoé 4 CV utilisée 7 800 km à titre professionnel :
3 982,00 × 1,20 = 4 778,40 € → + 796,40 €
Attention à ce qui circule sur le sujet : la majoration vise les véhicules fonctionnant exclusivement à l’électricité. Les hybrides rechargeables et les véhicules à hydrogène n’y ont pas droit : ils relèvent du barème standard, celui du premier tableau, dont l’intitulé officiel est d’ailleurs « véhicules thermiques, hydrogène ou hybrides ». Cochez « 100 % électrique » dans le calculateur seulement si votre carte grise indique une motorisation EL.
Vélo, trottinette : c’est un autre dispositif
L’ancienne indemnité kilométrique vélo à 0,25 €/km plafonnée à 200 € par an n’existe plus en tant que telle : elle a été absorbée en 2020 par le forfait mobilités durables (FMD). Aujourd’hui, un employeur peut verser jusqu’à 600 € par an et par salarié en franchise d’impôt et de cotisations pour les trajets domicile-travail à vélo, en trottinette, en covoiturage ou en autopartage. Le plafond monte à 900 € en cas de cumul avec la prise en charge d’un abonnement de transport en commun.
Deux nuances qui changent tout en pratique. D’abord le FMD est facultatif : aucun employeur n’est obligé de le mettre en place, et beaucoup de TPE ne l’ont jamais fait. Ensuite il concerne le domicile-travail, pas les déplacements professionnels de la journée. Un vélo utilisé pour aller voir un client relève de vos frais réels, sur justificatifs — pas du barème kilométrique, qui ne connaît que les véhicules à moteur immatriculés.
Cumuler FMD et barème kilométrique est possible quand les déplacements sont distincts : le vélo le matin pour venir au bureau, la voiture l’après-midi pour un rendez-vous client. Le même trajet ne peut évidemment pas être compté deux fois.
Ce que l’administration exige vraiment
- Plafond de 7 CV. Au-delà, vous calculez au tarif 7 CV, quelle que soit la puissance réelle.
- 40 km domicile-travail. Si vous habitez à plus de 40 km de votre lieu de travail, la déduction s’arrête à 40 km, sauf circonstances particulières à justifier (emploi du conjoint, mutation, état de santé, absence de logement disponible plus près). C’est le point de friction n°1 avec le fisc.
- Un seul aller-retour par jour. Le deuxième A/R quotidien n’est admis que si vous le justifiez (horaires coupés, pas de restauration sur place).
- Justificatifs à garder 3 ans. Vous ne joignez rien à la déclaration, mais l’administration peut vous les réclamer : carte grise, agenda des rendez-vous, relevés kilométriques, factures d’entretien.
- Cases 1AK à 1DK. Le montant total des frais réels se porte en case 1AK (déclarant 1), 1BK (déclarant 2), 1CK et 1DK (personnes à charge) de la déclaration 2042. Le détail se met dans la case « Informations » ou sur papier libre.
- Le barème couvre presque tout. Dépréciation du véhicule, entretien, pneus, carburant, assurance : tout est dedans. Vous ne pouvez pas y ajouter votre plein d’essence. Seuls les péages, les frais de parking et les intérêts d’emprunt du véhicule s’ajoutent, sur justificatifs.
Trois cas concrets, calcul détaillé
Claire, salariée, opte pour les frais réels
Infirmière libérale remplaçante devenue salariée d’une clinique, Claire habite à 31 km de son travail. Aller-retour : 62 km, sur 218 jours travaillés en 2025, avec une 5 CV essence.
13 516 est dans la tranche 5 001 – 20 000 km
(13 516 × 0,357) + 1 395 = 6 220,21 € (taux réel : 0,460 €/km)
Elle est sous les 40 km, donc rien n’est écrêté. Mais avant de cocher les frais réels, une vérification s’impose : l’abattement automatique de 10 % s’applique par défaut. Les frais réels ne deviennent intéressants que si le total les dépasse. Pour Claire, 6 220 € de kilomètres battent l’abattement tant que son salaire net imposable reste sous 62 200 €. Au-dessus, elle perd du temps pour rien.
Karim, auto-entrepreneur : il ne déduit rien, il refacture
Karim est graphiste en micro-BNC. Voilà la mauvaise nouvelle, qu’aucun comparatif ne dit franchement : un auto-entrepreneur ne déduit pas ses frais kilométriques. L’abattement forfaitaire (34 % en BNC, 50 % en BIC services, 71 % en vente) est censé couvrir toutes ses charges, essence comprise. Aucune ligne à ajouter, aucun barème à appliquer sur sa déclaration.
Ce qu’il peut faire, en revanche : refacturer ses déplacements au client, en s’appuyant sur le barème pour fixer un montant défendable. Trois allers-retours Bordeaux – Toulouse (490 km chacun) avec sa 4 CV :
1 470 × 0,606 = 890,82 € de frais de déplacement refacturés
Le piège suivant : ces 890,82 € entrent dans son chiffre d’affaires et supportent les cotisations, sauf s’il s’agit de véritables débours (payés au nom du client, à l’euro près, facture au nom du client). Autant le savoir avant de fixer son tarif. Et pour que le client paie sans discuter, il faut un document propre qui détaille les trajets — c’est exactement ce que sort le générateur.
Martine, bénévole : ses kilomètres deviennent une réduction d’impôt
Martine transporte du matériel pour son club d’athlétisme avec sa 5 CV : 1 240 km sur l’année. Le club n’a pas les moyens de la rembourser. Elle renonce donc au remboursement, et cet abandon de frais devient un don.
788,64 × 66 % = 520,50 € de réduction d’impôt
Deux conditions, souvent ratées. Il faut une note de frais détaillée (date, trajet, motif, kilomètres) remise à l’association, avec la mention manuscrite « Je soussignée renonce au remboursement de mes frais et les laisse à l’association en tant que don ». Et l’association doit émettre un reçu fiscal. Depuis l’arrêté du 27 mars 2023, le barème des bénévoles est celui des salariés : l’ancien barème spécifique, bien plus bas, n’existe plus. Le taux de réduction passe à 75 % pour les organismes d’aide aux personnes en difficulté.
Questions fréquentes
Quel est le barème kilométrique 2026 ?
Le barème 2026, applicable aux revenus 2025, est identique à celui de 2024 et 2025. Pour une voiture : 0,529 €/km (3 CV et moins) à 0,697 €/km (7 CV et plus) jusqu’à 5 000 km, puis des formules à coefficient réduit avec forfait fixe au-delà. Il n’a pas été revalorisé depuis mars 2023.
Comment calculer ses frais kilométriques 2026 ?
Additionnez tous vos kilomètres professionnels de l’année, repérez la tranche correspondante, puis appliquez la formule de votre puissance fiscale. Exemple : 6 000 km en 5 CV donnent (6 000 × 0,357) + 1 395 = 3 537 €. N’appliquez jamais le tarif de la première tranche à un kilométrage qui la dépasse.
La majoration de 20 % s’applique-t-elle aux hybrides rechargeables ?
Non. Elle est réservée aux véhicules 100 % électriques. Les hybrides, hybrides rechargeables et véhicules à hydrogène utilisent le barème standard, sans majoration. Le tableau officiel les regroupe explicitement avec les thermiques.
Un auto-entrepreneur peut-il déduire ses frais kilométriques ?
Non. En micro-entreprise, l’abattement forfaitaire (34 %, 50 % ou 71 % selon l’activité) remplace toute déduction de charges réelles. Le barème reste utile pour refacturer un déplacement à un client, mais les sommes refacturées s’ajoutent alors au chiffre d’affaires.
Faut-il joindre les justificatifs à sa note de frais kilométrique ?
Rien ne s’envoie avec la déclaration d’impôt. Mais gardez pendant 3 ans de quoi prouver la réalité et le kilométrage des trajets : carte grise, agenda, relevés de compteur, factures d’entretien. Face à un employeur, la note de frais détaillée avec dates et motifs est en général exigée.
Peut-on déduire plus de 40 km entre son domicile et son travail ?
Oui, à condition de justifier l’éloignement : emploi du conjoint dans une autre ville, mutation, état de santé, prix ou absence de logement à proximité, précarité de l’emploi. Sans motif recevable, la déduction est plafonnée à 40 km par trajet, même si vous en parcourez 70.
Du montant au document
Un chiffre ne se fait pas rembourser tout seul. Que ce soit pour votre employeur, votre client ou votre association, il vous faut un document daté qui liste les trajets, les motifs, la puissance fiscale, le taux appliqué et le total. Le calculateur ci-dessus transmet vos trajets au générateur de note de frais : vous complétez votre identité, vous ajoutez éventuellement vos repas et péages, et vous voyez l’aperçu complet avant de décider. Le PDF sans filigrane coûte 4,90 €, ou 19,90 €/an si vous en produisez tous les mois.
Pour aller plus loin : un exemple de note de frais complet, le modèle et ses mentions obligatoires, ou pourquoi Excel casse sur ce calcul précis.
Sources officielles :
- Service-Public — Frais professionnels : les barèmes kilométriques 2026
- economie.gouv.fr — Tout savoir sur le barème des frais kilométriques
- associations.gouv.fr — Barème kilométrique et renonciation au remboursement de frais
- URSSAF — Forfait mobilités durables
Cette page est éditée par gestion-notes-de-frais.fr. Nous ne sommes ni un cabinet comptable ni un service de l’administration fiscale : en cas de doute sur votre situation, demandez confirmation à votre comptable ou à votre centre des finances publiques.